Débat Chien Dangereux

Archive for juin, 2009

Le Boerboel (Boerbull)

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Le Boerboel (Boerbull) Le Boerboel

Le Boerboel, souvent orthographié à tort Boerbull en France, est une race de chiens créée par les fermiers boers en Afrique du Sud. Le mot boel ne signifie pas bull (« taureau » en anglais), mais « grand chien » en afrikaans. En France, ce chien fait partie de la catégorie des chiens d’attaque, bien qu’il n’y ait jamais eu d’accident avec ce type de chien et qu’il ne soit pas réputé dangereux ou agressif.

Créé par les colons hollandais par croisement de plusieurs races de dogues, il s’est spécialisé dans la garde des troupeaux. Les boerboels sont réputés pouvoir mettre en fuite un lion (à plusieurs tout de même). Utilisé ensuite comme chien de garde, il devient peu à peu un chien de compagnie.

Histoire:

On croit que les colons hollandais venus avec Jan van Riebeeck en 1652 apportèrent avec eux des molosses venus d’Europe, descendants du molosse Brabanter Bullenbijter, une race aujourd’hui éteinte. Ce Bullenbijter se serait croisé avec d´autres molosses venus d´autres pays européens ainsi qu’avec d´autres races locales. Les colons, appelés boers, se sont dispersés en remontant le pays et il se sont installés surtout dans les anciennes provinces appelés : Transvaal, État libre d’Orange et Natal.

Le Boerboel était pour eux indispensable en tant que gardien de ferme. Il devait ainsi garder les troupeaux et chasser les animaux sauvages. Ce qui est une certitude est que l´on a fait, au début du siècle juste après la guerre des boers, un croisement avec l´ancien Bulldog anglais, d’un autre type de celui que l´on connait aujourd´hui – plus grand, avec des pattes plus longues. Il y a eu également une influence de Bullmastiff anglais, car le Boerboel, étant resté isolé dans l´arrière pays, avait besoin d´apport de sang frais afin d’éviter les effets de la consanguinité. Le Bullmastiff fut importé en Afrique du Sud à la fin des années 1930 par les anglais, afin de garder les mines de diamants de la Compagnie minière De Beers. Le Boerboel, considéré comme simple chien de ferme à cette époque, ne fut pas retenu pour cette tâche.

On peut lui trouver une certaine ressemblance avec le Rhodesian Ridgeback, même si le Ridgeback est beaucoup plus léger et est un chien de chasse. Le Boerboel, bien qu’originellement présent uniquement en Afrique du Sud, se trouve à présent également dans les pays avoisinants comme le Botswana, la Namibie, le Zimbabwe (anciennement appelé Rhodésie) et la Tanzanie.

De par son emploi, peu d’intérêt on été porté à la sélection de la race jusqu´aux années 1960, période où a commencé l´élevage sérieux et où l’on a décidé d´inscrire des sujets typiques de la race dans un stamboek (livre d´origine). De ce fait quelques personnes ont crée une association et ont voyagé à travers le pays pour sélectionner les chiens présentant les traits les plus typiques, ceci pour pouvoir sauver la race et aussi sauvegarder l´héritage culturel afrikaaner dont fait partie le Boerboel.

Comportement

Le Boerboel est un chien facile à éduquer si on lui donne affection et respect. Ce n´est pas un chien qui essaye de dominer les siens si on est juste avec lui. Il adore la vie en famille et est surtout le meilleur ami des enfants. Le mâle aime bien avoir un territoire à garder et surveille tout ce qu’y trouve alors que la femelle est un peu plus éveillée et attentive à des événements imprévus. De ce fait elle est plus efficace en tant que chien de garde que le mâle.

Le Boerboel fait partie des chiens de garde qui ne laissent généralement aucune personne non invitée par ses maîtres entrer sur son territoire. Il va grogner pour marquer mais en général il aboie très peu et peut très bien estimer le degré de garde nécessaire à chaque situation. Tant que ses maîtres sont là et lui montrent que les invités sont les bienvenus, ceux-ci n´ont absolument rien à craindre. C´est un chien qui demandera d´abord l´assentiment de ses maîtres si ceux-là sont présents ; à défaut, il agit de sa propre initiative.

De par ses origines et son long emploi comme chien de garde de ferme, le Boerboel s´entend très bien avec d´autres animaux mais, s’il vit souvent en meute, le mâle a du mal a accepter d´autres mâles sur son territoire. Il aime beaucoup jouer avec d’autres chiens et adapte sa façon à jouer par rapport à la taille de ses copains de jeux, sachant se montrer doux quand il s´agit de petits chiens ou même de chats. Il reste calme et paisible à l´intérieur de la maison mais apprécie les longues séances d’exercice physique. La race est généralement dotée d´une bonne santé, et ne rencontre pas de pathologie spécialement liée à la race, par exemple allergies ou problèmes oculaires, mais comme toute grande race il faut faire attention à la dysplasie des hanches. De ce fait ce chien doit avoir un exercice limité surtout pendant la première année de sa vie. Malgré sa taille ce chien se déplace très rapidement.

Le Boerboel apprend vite si on lui présente l´éducation et le travail comme quelque chose d´amusant et agréable. On peut entraîner son Boerboel au pistage et obtenir de bons résultats. Son intelligence le rend sensible et il s´éduque avec des réponses positives mélangées bien évidemment avec de la conséquence.

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Le Rottweiler (Rott)

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Le Rottweiler (Rott) Le Rottweiler

Le rottweiler est une race de chien originaire d’Allemagne, utilisée historiquement pour garder les troupeaux. C’ est un chien robuste de taille moyenne à grande, ni lourd, ni léger, ni haut sur pattes, ni levretté De proportions harmonieuses, son aspect trapu et vigoureux laisse présager force, souplesse et endurance.

Origines:

À l’époque romaine, des mâtins, ancêtres de nos rottweilers d’aujourd’hui, gardent le bétail destiné à nourrir les légionnaires pendant les grandes campagnes militaires. Ces mâtins ne sont alors pas destinés au combat, et ils sont de ce fait bien socialisés aux humains. Une fois les Alpes passées, les Romains progressent jusqu’en Germanie, où ils installent des garnisons, notamment à Rottweil, dans la région du Wurtemberg. Au Moyen Âge, Rottweil devient une ville très prospère, avec une forte activité commerciale. C’est à ce moment que l’on retrouve l’ancêtre du rottweiler sous le nom de metzgerhund (littéralement « chien de boucher »), parce qu’à l’époque il accompagne justement les bouchers, faisant office de bouvier (garde et conduite des bœufs) et de chiens de garde pour les maîtres.

Avec le temps, la race devient plus homogène et c’est à la fin du XIXe siècle qu’apparaît le nom de rottweiler ou bouvier allemand, alors qu’il est présenté à une exposition en 1892. L’interdiction du transport de bétails étant décrétée au début du XXe siècle, le rottweiler perd son emploi et manque de disparaître. Mais il obtient sa « reconversion » pendant la première guerre mondiale dans le domaine militaire, ainsi qu’à la ferme. Sur le plan international, le rottweiler a d’abord conquis les États-Unis entre les deux guerres, où il a été reconnu en 1935, alors qu’il a fallu attendre 1966 pour le voir en Angleterre et les années 70 en France. Actuellement on peut dire qu’il a rattrapé son retard puis qu’il est quatrième au « hit-parade » des naissances en France.

Étant donné son succès et la production de masse, la race est touchée par des problèmes de dysplasie, des troubles osseux et l’entropion (enroulement des paupières vers l’intérieur).

Catégirie:

* Groupe : Groupe 2, Chiens de type Pinscher et Schnauzer – Molossoïdes – Chiens de montagne et de bouvier suisse

* Section : Section 2, Type Molossoïde

* Sous-section : 2.1, Type dogue

Morphologie et description:

Dans certains cantons en Suisse (notamment Genève), sont interdites la reproduction et l’acquisition de rottweilers, ainsi que d’autres races considérées dangereuses.

Le rottweiler est un chien de type molossoïde de taille moyenne à grande. Les mensurations admises par le standard de la race vont de 61 à 68 cm pour les mâles et de 56 à 63 cm pour les femelles. Son poids moyen est de 42 kg pour les femelles et de 50 kg pour les mâles.

Sa robe est noire avec des marques « feu » bien délimitées sur le poitrail, les pattes, le chanfrein et la base de la queue. C’est un chien de travail d’origine allemande, il a été créé pour la conduite des troupeaux (bouvier) avant d’être utilisé pour la garde et la défense au début du XXIe siècle. Comme son cousin le berger allemand, le rottweiler est un chien de travail pourvu de nombreuses qualités qui le rendent polyvalent, ses utilisations les plus courantes sont la défense, la garde, le pistage et la compagnie.

Le standard admis par la Fédération cynologique internationale (FCI) le définit comme étant :

* « un chien robuste de taille moyenne à grande, ni lourd, ni léger, ni haut sur pattes, ni levretté. De proportions harmonieuses, son aspect trapu et vigoureux laisse présager force, souplesse et endurance. »

* « d’humeur aimable et paisible, il aime les enfants ; il est très attaché, obéissant, docile et travaille avec plaisir. Son apparence trahit une robustesse naturelle. Il est sûr de lui, jouit d’un équilibre nerveux parfait et est difficile à impressionner. Il réagit avec beaucoup d’attention à ce qui l’entoure. »

Législation:

Dans certains cantons en Suisse (notamment Genève), sont interdites la reproduction et l’acquisition de rottweilers, ainsi que d’autres races considérées dangereuses.

En France, la loi du 6 janvier 1999, sur les chiens dits dangereux, classe le rottweiler dans la catégorie n°2, c’est à dire « les chiens de garde et de défense ». Ainsi sont obligatoires l’identification par puce électronique ou tatouage, la vaccination contre la rage, une attestation d’assurance responsabilité civile et une déclaration à la mairie. De plus le chien doit porter une muselière et être tenu en laisse par une personne majeure sur la voie publique. Les mineurs, les majeurs sous tutelle, les personnes ayant un casier judiciaire et les personnes auxquelles la garde d’un chien a été retirée ne sont pas autorisés à détenir un rottweiler.

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Le Dobermann

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Le DobermannLe Dobermann

Le Dobermann aussi appelé Dobermann pinscher est probablement le résultat de croisements entre Pinscher allemand et Rottweiler. Il a été créé vers 1870 par Frédéric Louis Dobermann, un percepteur d’impôts qui était appelé à se déplacer avec de fortes sommes d’argent et désirait avoir un chien de défense plus courageux et plus combatif que les autres chiens de l’époque grâce notamment à sa rapidité et son exceptionnelle agilité. Par la suite, un club spécialisé a été fondé pour améliorer la race, et le premier sujet, plus grossier que celui qu’on connaît aujourd’hui, a été inscrit à une exposition canine. Par la suite, un éleveur de dobermans, Goller, entreprit d’améliorer la race en lui donnant plus d’élégance. Ceci donna comme résultat le premier standard du doberman. Il a été alors reconnu par le Cercle allemand du chenil en 1900. En 1908, les premiers dobermans sont arrivés aux États-Unis, et c’est les éleveurs américains qui ont développé la belle race élégante. C’est en 1912 que le premier doberman a été enregistré au Canada.

Aspect Physique:

Poil court, lisse et serré. Corps élégant et musclé. Posture gracieuse. Oreilles pointues, yeux en amandes. La queue est très souvent coupée, la coupe des oreilles est désormais interdite en France, mais la coupe de la queue reste tolérée bien que cette pratique soit controversée.

C’est un chien qui ne supporte pas très bien le froid car il ne possède pas de sous-poil. Il ne supporte pas non plus les grosses chaleurs vu son caractère très actif.

Aspect Psychique:

C’est l’exemple type du chien de gardiennage, efficace et rapide. Il excelle dans ses tâches de surveillance et de protection du maître et de sa famille. Le cliché veut qu’il soit en charge d’une grande et belle propriété avec jardin, ce qui a été montré dans de nombreux films et séries TV.

Le dobermann a souffert de sa mauvaise image car il était considéré comme un chien féroce, perçu ainsi parce que véloce et volontaire. Ce chien possède un caractère fort. Cette caractéristique nécessite donc une éducation ferme. Il peut devenir un excellent compagnon si son maître est capable de l’éduquer de façon cohérente.[réf. nécessaire] Il doit, comme tous les chiens, avoir bénéficié d’une bonne socialisation. C’est un animal qui a grand besoin d’exercice pour libérer son trop plein d’énergie. Excellent sportif, il adore les randonnées, le jogging ou le canicross. Le dobermann déteste la solitude.

Un slogan lui est rattaché : « L’élite des chiens pour l’élite des maîtres ».

Ces chiens ont une exceptionnelle capacité offensive, de ce fait les Allemands les ont massivement utilisés pour attaquer les tranchées adverses durant la Première Guerre mondiale. Plus tard ce sont les Américains qui ont eu des Dobermann pour lutter contre l’armée impériale japonaise durant la Seconde Guerre mondiale.

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Le Staffordshire Bull Terrier

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Le Staffordshire Bull TerrierLe Staffordshire Bull Terrier

L’histoire de ses ancêtres molosses et dogues remonte aux jeux du cirque sous César, pour traverser le moyen age avec le Bandog, chien qui montrait des qualités de mordant qui en firent bientôt l’outil des bouchers pour prendre prise sur le mufle d’un taureau sauvage ou rétif, que son maître lui ordonnait de tenir ferme afin qu’il puisse le saigner.Par la suite, c’est l’escalade, est ce les luttes liées à l’abattage des animaux de boucherie qui engendre l’organisation de spectacles ou l’inverse ? Toujours est-il que petit à petit le nom de Bull-dog fut donné aux chiens affrontant les taureaux.Au cours des XVI et XVII siècles pour le plaisir du roi, on construit un lieu officiel, « le Bankside Bear Garden » ou sont élevés et produits les meilleurs combattants. Parmi les fauves auxquels ils sont confrontés, les taureaux sont les plus utilisés suivis de prés par les ours, les ânes, les sangliers, et quelque fois, lions et panthères.

En 1802, une action fut intentée afin de rendre illégaux ces jeux violents, malheureusement se sont les Bull-dog qui devinrent la cible de la presse et de l’opinion publique. En 1835, sous la pression d’associations de protection des animaux et de la reine d’Angleterre, les Bull Fighting seront déclarés officiellement illégaux et les organisateurs poursuivis. Cependant il faudra attendre plusieurs années avant de voir complètement disparaître ces combats, puisqu’il semble que le dernier fut organisé en 1853.

Malheureusement, l’esprit pervers de certains organisateurs avait anticipé la loi et imaginé les Dog fight, les combats de chiens. L’esprit de lutte des Bull-dog ne satisfait pas tout à fait les spectateurs de ces combats qui les trouve trop lents, trop lourds, pas assez endurants, en fait inadaptés à ce genre de combats. D’un autre coté existe des Terriers dont certains pesaient quatre kilos et d’autres plus de dix. Old Black and Tan, Old White, Fox et autres sont les premiers chiens de fosses (pit). Petits, agiles, vifs et agressifs, on les voit détruire nombre de rongeurs au cours des « Rat Killing Matches », des spectacles extrêmement populaires aux XVIII et XIX siècles, donnant lieu à d’important rassemblement de parieurs.On ne sait quel éleveur (à moins que cela soit le fruit du hasard) eut l’idée de croiser Bull-dog et Terriers, toujours est il qu’il en ressortira un type de chiens alliant puissance, souplesse, mobilité, endurance et courage. De plus, ce chien très attaché à son maître, était capable d’aller au bout de ses forces pour lui faire plaisir. Ce type de chiens baptisé , Half and Half ou Bull and Terrier ou English pitbull ou Sporting bull terrier est l’ancêtre du Staffordshire Bull Terrier. Ces chiens font le bonheur de la classe ouvrière , chien de combat , Chasseurs de nuisibles et chien de compagnie. Capable de se battre furieusement et de revenir dans le landau de l’enfant de la famille après son combat, capable de poursuivre et de terrasser un renard ou un blaireau avec rage et de dormir le soir dans le lit des enfants. Cependant certains entament une sélection à partir de Bull and Terriers courts et trapus, particulièrement dans la région du Staffordshire, à une époque où plusieurs types existaient tel que le Warlaston, court et léger et le Walshall de stature haute aux lignes très « terrier ». C’est en 1934 qu’un éleveur , JOE DUNN, propose de rassembler les « Brindle Bull Terrier » (nom donné par les Londoniens) et le Staffordshire Bull Terrier (nom donné par les mineurs de cette région) dans un même club sous la même appellation. Le club sera créé en 1935 et la race homologuée par le Kennel Club le 15 juin de la même année. La rédaction d’un standard ne put apporter d’homogénéité dans un cheptel trop hétérogène si bien que lors de la première exposition organisée par le club, un éleveur de renom, Henry MELLING, inscrivit trois de ses meilleurs sujets, tous de type différent. Parmi eux fut présenté « Jim The Dandy », un male bringé noir de 13 kg et de haute qualité. Plus tard, il devint le reproducteur le plus sollicité des années 1936 à 1938 (plus de 250 descendants !).Il est le fils de « Fearless Joe » qui décéda des suites d’une chasse au blaireau, et le frère de « Vindictive Monty », vainqueur de maints concours, lui même grand-père du fameux « The Great Bomber ».

Dès l’année de création du club seront inscrits 174 chiens au Stud Book. « Gentleman Jim » et « Lady Eve » sont les premiers Champions d’Angleterre en 1939.

Description:

ORIGINE : Grande Bretagne.
DATE DE PUBLICATION DU STANDARD D’ORIGINE EN VIGUEUR : 24.06.1987.
UTILISATION : Terrier.
CLASSIFICATION F.C.I. : Groupe 3 Terriers. Section 3 Terriers de type bull. Sans épreuve de travail.
ASPECT GENERAL : Le Staffordshire est un chien à poil lisse, bien proportionné, d’une grande force pour sa taille. Musclé, actif et agile.
COMPORTEMENT / CARACTERE : Traditionnellement d’un courage et d’une ténacité indomptables. Extrêmement intelligent et affectueux, en particulier avec les enfants. Hardi, intrépide et parfaitement digne de confiance.
TETE : Courte et musclée.
REGION CRANIENNE : Crâne : Haut de toute part et large. Stop : Marqué.
REGION FACIALE : Truffe : Noire. Museau : Chanfrein court. Mâchoires/dents : Mâchoires fortes. Dents bien développées, présentant un articulé en ciseaux parfait, régulier et complet, c’est à dire que les incisives supérieures recouvrent les inférieures dans un contact étroit et sont implantées bien d’équerre par rapport aux mâchoires. Lèvres : Serrées et nettes. Joues : Muscles jugaux très prononcés. Yeux : Foncés de préférence, mais ils peuvent s’harmoniser dans une certaine mesure avec la couleur de la robe. Ils sont ronds, de dimensions moyennes et disposés de façon à regarder droit devant. Bord des paupières foncé. Oreilles : En rose ou semi-dressées, ni grandes ni lourdes. Les oreilles complètement tombantes ou dressées sont à proscrire.
COU : Musclé, plutôt court, pur dans ses lignes ; il s’élargit graduellement vers les épaules.
CORPS : Ramassé. Ligne du dessus : Horizontale. Poitrine : Le devant est large ; la poitrine est bien descendue dans la région sternale ; les côtes sont bien cintrées.
QUEUE : De longueur moyenne, attachée bas. Elle va en s’amenuisant vers l’extrémité et elle est portée assez bas. Elle ne doit pas trop s’enrouler et on peut la comparer à un manche de pompe du temps jadis.
MEMBRES AVANT-MAIN : Les membres antérieurs sont droits avec une bonne ossature ; ils sont assez écartés ; ils n’accusent aucune faiblesse au niveau des métacarpes à partir desquels les pieds tournent légèrement en dehors. Epaules : Bien obliques. Coudes : Il n’y a aucune laxité.
ARRIERE-MAIN : Les membres postérieurs sont parallèles lorsqu’ils sont vus de derrière. Bien musclés. Jarrets : Bien descendus. Grassets : Bien angulés.
PIEDS : Pourvus de bons coussinets ; ils sont forts et de dimensions moyennes. Ongles noirs chez les sujets unicolores.
ALLURES-MOUVEMENT : Mouvement dégagé, puissant, souple et facile. Les membres se déplacent dans les plans parallèles, qu’ils soient vus de face ou de derrière.
ROBE POIL : Poil lisse, court et serré.
COULEUR : Rouge, fauve, blanc, noir ou bleu ou l’une quelconque de ces robes panachées de blanc. N’importe quel ton de bringé, avec ou sans blanc. Le noir et feu ou le marron (foie) sont à proscrire.
TAILLE ET POIDS : Taille recherchée au garrot : 14 à 16 pouces (35,5 cm à 40,5 cm). La taille est en rapport avec le poids. Poids : Mâles de 28-38 livres anglaises (12,7- 17 kg), Femelles de 24-34 livres anglaises (11 – 15,4 kg).
DEFAUTS : Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité.
N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’apparence normale complètement descendus dans le scrotum.

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American Staffordshire Terrier

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L'American Staffordshire TerrierStaff Terrier Américain (Am’Staff)

L’American Staffordshire Terrier, aussi appellé Amstaff, est un chien qui doit donner l’impression d’une grande force par rapport à sa taille. Chien bien soudé, musclé mais agile et élégant, l’Amstaff est très attentif à son environnement.

En France, depuis la Loi n° 99-5 du 6 janvier 1999 relative aux animaux susceptibles d’être dangereux, l’American Staffordshire fait partie des races de catégorie 2, dont la possession impose une déclaration à la mairie, une assurance (art. 211-3) et l’usage conjoint d’une laisse et d’une muselière fermée dans les lieux publics (art. 211-5 II).

Histoire:

Il a été créé au XIXe siècle aux Etats Unis, à partir de croisements entre des bulldogs et des terriers après l’interdiction des combats de chien.
Il fut reconnu, en 1936, par le Kennel Club américain sous le nom de Staffordshire Terrier, puis sous le nom de Staffordshire Terrier américain en 1972 afin de ne pas le confondre avec son cousin le Staffordshire Bull Terrier
Standard F.C.I. N°286 / 01.12.1997 / F

Description:

AMERICAN STAFFORDSHIRE TERRIER (Staffordshire Terrier Americain)
ORIGINE : U.S.A.
DATE DE PUBLICATION DU STANDARD D’ORIGINE EN VIGUEUR : 03.09.1996
CLASSIFICATION F.C.I.: Groupe 3 Terriers. Section 3 Terriers de type bull. Sans épreuve de travail.
ASPECT GENERAL : Doit donner l’impression d’une grande force par rapport à sa taille. Chien bien soudé, musclé mais agile et élégant, très attentif à son environnement. Il doit être ramassé et non haut sur pattes ni enlevé. Son courage est proverbial.
TETE : De longueur moyenne, haute de toute part.
REGION CRANIENNE : Crâne : Large. Stop: Net.
REGION FACIALE : Truffe : Nettement noire. Museau : De longueur moyenne, arrondi dans sa partie supérieure, il tombe brusquement sous les yeux. Lèvres : Jointives et unies, sans partie lâche. Mâchoires/Dents : Bien dessinées. La mâchoire inférieure doit être forte et capable de puissance dans sa prise. Les incisives supérieures sont en contact étroit avec la face antérieure des incisives inférieures. Joues : Les muscles des joues sont très prononcés. Yeux : De couleur foncée, ronds, bien enfoncés dans les orbites et bien séparés. Jamais de ladre aux paupières. Oreilles : Insérées haut. Coupées ou non coupées. On préfère les oreilles non coupées qui doivent être courtes, en rose ou semi dressées. Les oreilles carrément tombantes seront pénalisées.
COU : Lourd, légèrement galbé, il va en diminuant des épaules à l’attache avec la tête. Il est de longueur moyenne. Absence de fanon.
CORPS Dessus : Dos assez court. Légère déclivité du garrot à la croupe, laquelle offre une pente douce et courte jusqu’à la naissance de la queue. Rein : Légèrement remonté. Poitrine : Bien descendue et large. Côtes bien cintrées, bien descendues vers l’arrière, bien serrées toutes ensemble.
QUEUE : Courte en comparaison de la taille du chien, attachée bas, elle s’amenuise en une pointe fine. Elle n’est pas enroulée ni portée audessus du dos. Elle n’est pas amputée.
MEMBRES ANTERIEURS : Ils doivent être droits avec une ossature forte. Epaules : Fortes et musclées. Omoplates larges et obliques. Métacarpes: D’aplomb.
MEMBRES POSTERIEURS: Bien musclés. Jarrets : Bien descendus; ils ne sont déviés ni vers l’intérieur ni vers l’extérieur. PIEDS : De taille moyenne, bien cambrés et compacts.
ALLURES : Elastiques, sans roulis et sans aller l’amble.
ROBE POIL : Court, serré, dur au toucher, luisant.
COULEUR : Toute couleur est admise, robe unicolore, pluricolore ou panachée, mais les robes comportant plus de 80% de blanc, les robes noir et feu et foie (marron) ne doivent pas être encouragées.
TAILLE : Taille et poids doivent être en rapport. On doit rechercher une hauteur au garrot de 18 – 19 pouces (46 à 48 cm) chez le mâle et 17 – 18 pouces (43 à 46 cm) chez la femelle.
DEFAUTS : Tout écart par rapport à ce qui précède doit être considéré comme un défaut qui sera pénalisé en fonction de sa gravité. Truffe envahie par le ladre. Prognathisme supérieur ou inférieur. Yeux clairs. Ladre aux paupières. Queue trop longue ou mal portée.
N.B. : Les mâles doivent avoir deux testicules d’apparence normale complètement descendus dans le scrotum.

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Le Bull Terrier

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Le Bull TerrierLe Bull Terrier

Le Bull Terrier (ou English Bull Terrier) est un chien d’origine anglaise, appartenant au 3e groupe des races de chien de la F.C.I, le groupe des Terriers. Il existe deux races distinctes : le Bull Terrier Standard et le Bull Terrier Miniature, ce dernier ne devant pas excéder 35,5 cm au garrot.

Il commença sa carrière comme chien de combat.

En effet, il a longtemps combattu des animaux sauvages ou domestiques, ours, taureaux ou équidés. En 1835, suite au développement du nombre de ces combats, le Parlement britannique a interdit les combats entre animaux, ce qui a marqué le déclin de cette race. Cependant, des rencontres clandestines existent toujours, n’opposant plus que des chiens entre eux. Le Bull Terrier aurait même pu disparaître après la Première Guerre mondiale, suite à toute une série de péripéties (animaux atteints de surdité, interdiction de la coupe des oreilles en 1895, dépigmentation de certains sujets…).

Si la race est connue dès le début du XIXe siècle, le standard n’autorisera les sujets colorés qu’en 1920 pour apporter du sang neuf aux chiens blancs dont beaucoup naissaient sourds. Le Bull Terrier n’a été reconnu qu’en 1933 en Angleterre, et en 1943 en France. Le bull-terrier d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec ses descendants, ayant notamment perdu l’agressivité de ses ancêtres

Il commença sa carrière comme chien de combat. En effet, il a longtemps combattu des animaux sauvages ou domestiques, ours, taureaux ou équidés. En 1835, suite au développement du nombre de ces combats, le Parlement britannique a interdit les combats entre animaux, ce qui a marqué le déclin de cette race. Cependant, des rencontres clandestines existent toujours, n’opposant plus que des chiens entre eux. Le Bull Terrier aurait même pu disparaître après la Première Guerre mondiale, suite à toute une série de péripéties (animaux atteints de surdité, interdiction de la coupe des oreilles en 1895, dépigmentation de certains sujets…).

Si la race est connue dès le début du XIXe siècle, le standard n’autorisera les sujets colorés qu’en 1920 pour apporter du sang neuf aux chiens blancs dont beaucoup naissaient sourds. Le Bull Terrier n’a été reconnu qu’en 1933 en Angleterre, et en 1943 en France. Le bull-terrier d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec ses descendants, ayant notamment perdu l’agressivité de ses ancêtres

Les Origines:

Le Bull Terrier fut créé en Angleterre vers 1830 par le croisement entre le vieux Bulldog anglais et un terrier. On y retrouve notamment du sang d’Old English White Terrier. Les premiers sujets étaient très semblables au Bull-Terrier du Staffordshire. Par la suite, pour parvenir à son aspect actuel, la liste de tous ses ascendants est longue et incertaine…

Il commença sa carrière comme chien de combat. En effet, il a longtemps combattu des animaux sauvages ou domestiques, ours, taureaux ou équidés. En 1835, suite au développement du nombre de ces combats, le Parlement britannique a interdit les combats entre animaux, ce qui a marqué le déclin de cette race. Cependant, des rencontres clandestines existent toujours, n’opposant plus que des chiens entre eux. Le Bull Terrier aurait même pu disparaître après la Première Guerre mondiale, suite à toute une série de péripéties (animaux atteints de surdité, interdiction de la coupe des oreilles en 1895, dépigmentation de certains sujets…).

Si la race est connue dès le début du XIXe siècle, le standard n’autorisera les sujets colorés qu’en 1920 pour apporter du sang neuf aux chiens blancs dont beaucoup naissaient sourds. Le Bull Terrier n’a été reconnu qu’en 1933 en Angleterre, et en 1943 en France. Le bull-terrier d’aujourd’hui n’a plus grand chose à voir avec ses descendants, ayant notamment perdu l’agressivité de ses ancêtres

Caractéristique:

Aptitudes particulières du Bull terrier : chien de compagnie. Il est très tendre envers les enfants. Son espérance de vie est de 13 ans. Taille : 35 à 56 cm / Poids : 20 kgs à 50 kgs

Bull Terrier Miniature : Origine Grande-Bretagne. La race fut reconnue par le Kennel Club Britannique en 1943. Le standard de race du Bull Terrier Standard et Miniature sont exactement les mêmes à l’exception de la taille. Taille: La hauteur au garrot ne doit pas excéder 35,5 cm.

Santé:

* La surdité, qui peut être bilatérale ou unilatérale, est un défaut héréditaire.

* Les problèmes articulaires avec la dysplasie de la hanche et la luxation de la rotule (assez courante mais facilement détectable par simple palpation).

* Les problèmes de peau sont encore assez courants surtout chez les chiens blancs. Ils peuvent aller de l’allergie (de causes diverses et variées) à la pyodermite, démodécie ou encore la Dermatite Atopique.

* Les problèmes cardiaques lui viennent de son ancêtre le BullDog. Les trois infections les plus courantes sont : le souffle au cœur, la dysplasie de la valve mitrale et la sténose sous aortique. Ces problèmes peuvent être détectés par echo doppler.

* Les problèmes rénaux, bien qu’encore mal connus, sont souvent très graves, comme par exemple la néphropathie familiale. Souvent, cela écourte considérablement l’espérance de vie du chien. Une échographie rénale peut déceler ces problèmes.

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Le Pit bull (Pit Bull terrier)

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Le Pit Bull (Pit Bull Terrier)Le Pit Bull

En France, le Pit Bull (également orthographié pitbull dans le langage courant) n’est pas considérée comme une race de chiens à proprement parler (classification de la Fédération cynologique internationale) mais regroupe un ensemble de « types » de chiens sélectionnés à l’origine comme chiens de combat. On trouve donc plusieurs variantes du pit bull, mais qui ont toutes en commun d’être issues de multiples croisements de chiens de type terrier et bulldogs.

Aux États-Unis, l’American Pit Bull Terrier est une race reconnue qui se décline sous différents types, allant du plus massif au plus agile. Il s’agit d’un type de chien de taille et de poids moyen (de 40 à 50 cm au garrot pour un poids allant de 17 à 40 kilos), puissant, avec un poil court et pouvant recouvrir toutes les robes. Ce chien est aujourd’hui sélectionné pour ses extraordinaires capacités physiques et son fort instinct de jeu. Véritable emblème des États-Unis et des pionniers, on retrouve l’American Pit Bull Terrier dans de nombreuses activités : chien de sport et de travail tout d’abord, chien de police, chien détecteur de stupéfiants, chien de recherche en décombres et chien thérapeute pour malades en difficulté.

Suite aux polémiques survenant en France à partir du milieu des années 1990, tous les chiens présentant des caractéristiques ayant trait aux différentes variantes du Pit Bull sont désormais soumis à restrictions sur le territoire français (loi de 1999 concernant les chiens dits dangereux).

Le Pit Bull est également soumis à réglementation en Suisse romande. Il est interdit dans les cantons de Genève et du Valais. Il est soumis à autorisation dans les cantons de Vaud et Fribourg. Les cantons du Jura et de Neuchâtel n’ont pas mis en place de réglementation concernant le Pit Bull.

Histoire du Pit:

Bien que l’histoire du Pit Bull et de son ancêtre le Bulldog (à ne pas confondre avec les races brachycéphales telles que nous les connaissons aujourd’hui) soit relativement bien documentée, il existe des divergences d’opinion notables à ce propos. C’est pourquoi nous nous efforcerons ci-après de détailler les différentes versions existantes. Une partie de l’explication concernant ces divergences d’opinion réside dans le fait que la plupart des chiens étaient, à l’époque, classifiés et nommés selon leur apparence générale et le travail pour lequel ils étaient sélectionnés plutôt que par « race » (telle qu’on l’entend aujourd’hui). Historiquement, les mots « terrier » et « bulldog » étaient utilisés assez fréquemment, mais ont une signification ambiguë. Il est donc difficile de remonter la trace exacte des ancêtres du Pit Bull.

Quoi qu’il en soit, c’est l’histoire qui explique le travail pour lequel a été conçue cette race. Et ce type de travail permet de comprendre différents tempéraments tels que l’intelligence, l’instinct de prédation, la réponse au stress, les instincts sociaux et l’agression contre les autres chiens.

En faisant quelques recherches, le lecteur constatera que les chiens de type molossoïde apparaissent dans les écrits et l’art depuis des siècles. Avant Jésus-Christ déjà, les romains, impressionnés par la puissance des chiens britanniques, les ont importés et utilisés dans les arènes de Rome ou comme chiens de guerre. Ces chiens, croisés avec les chiens Romains et réexportés dans toute l’Europe, dont la Grande-Bretagne, ont sans aucun doute contribué à la création du Bulldog, lui-même élément principal utilisé dans le développement du Pit Bull.

Aux environs de 1406, Edmund de Langley, Duc de York, publia un essai dans lequel il décrivait l’Alaunt, un descendant des anciens molossoïdes. Sur une peinture datant de 1585, des chiens décrits comme étant des Alaunts, très ressemblants au Pit Bull moderne, sont montrés en train de chasser des sangliers sauvages. L’Alaunt semble être le lien entre les anciens molossoïdes et le Bulldog. De physionomie semblable mais de taille plus grande (type Danois), les Alaunts étaient utilisés pour la chasse et la garde de troupeaux. En outre, ils étaient très sociables avec l’être humain.

Le nom « Bulldog » a été mentionné pour la première fois dans un écrit datant de 1631. Par la suite, des chiens décrits comme des Bulldogs étaient utilisés dans des combats contre des taureaux ou des ours. En 1632, dans une lettre à son ami George Wellingham, un Anglais dénommé Prestwich Eaton demande un « bon Mastiff et deux Bulldogs ». Ce qui indique qu’à cette époque déjà, il existait une différenciation entre les deux types de chiens et que le Bulldog était déjà reconnu comme un type bien distinct.

Le Bulldog était similaire à l’Alaunt, excepté le fait qu’il était plus petit, plus rapide et plus agile. En observant certaines peintures de l’époque, on peut déjà observer deux types de Bulldogs. Certains étaient larges, avec des os lourds et plus courts sur patte. Il est probable que ces chiens soient à l’origine de l’English Bulldog actuel, créé par le biais du croisement entre l’Alaunt et une race brachycéphale chinoise, le Pai Dog. D’autre part, on trouve des représentations de Bulldogs plus fins, avec des traits moins marqués et des pattes plus longues. Tout laisse à le penser que ces chiens sont les ancêtres du Pit Bull actuel. Mais à cette époque, les Bulldogs n’appartenaient pas à une race en particulier. C’était des types de chiens, élevés et sélectionnés sur des aptitudes plutôt que sur des lignées ou des pedigrees.

Ils devinrent ainsi des chiens extrêmement polyvalents : élevés autant pour le combat, la garde de troupeau, la chasse ou comme chiens de ferme, les Bulldogs n’en étaient pas moins d’excellents chiens de famille. Les chiens de type Mastiff étaient quant à eux utilisés principalement pour la garde. Les Bulldogs étaient des animaux agréables à vivre et d’une loyauté incomparable envers l’être humain. Puisqu’ils faisaient partie de la famille, on commença déjà à cette époque à éliminer de la sélection tout chien montrant une quelconque agressivité envers l’être humain. L’extrême loyauté et l’amour inconditionnel dont faisait montre le Bulldog envers les êtres humains est une caractéristique primordiale qui se retrouve aujourd’hui – s’il a été élevé et sélectionné correctement – chez le Pit Bull.

Les ancêtres de Pit Bull:

Les Bulldogs étaient agressifs envers les autres animaux, mais étaient souvent utilisés par paires pour le combat contre les taureaux et en meute pour la chasse. Ainsi, l’agression contre les autres chiens n’était pas un trait de caractère spécifique au Bulldog.

Beaucoup d’attention fut portée au Bulldog de l’époque à cause des sports de combats, la littérature à son sujet faisant le plus souvent mention des combats contre les taureaux. En réalité, si le combat contre les taureaux était à ce point évoqué lorsqu’on parlait du Bulldog, c’est principalement parce que ce sport était très largement relayé par les médias et par les lois qui l’entouraient. La vérité était probablement moins sensationnelle. La plupart des chiens étaient utilisés pour le travail, alors qu’une petite partie était utilisée pour les combats.

Lors des combats, qui s’apparentaient plus à un moyen de gagner de l’argent grâce aux paris qu’à un véritable sport, les chiens devaient avoir une prise sur le taureau et ne plus le lâcher. Le gagnant était celui qui parvenait à éviter les coups de pieds et de cornes du taureaux et à tenir sa prise le plus longtemps. Les meilleurs chiens tenaient leur prise jusqu’à ce que le taureau s’effondre d’épuisement. Les chiens étaient souvent projetés en l’air, provoquant des fractures des pattes, du dos ou du crâne au moment où ils touchaient le sol. Les histoires de chiens aux multiples fractures tentant de retourner vers le taureau victorieux en rampant sont légion. Mais dans l’ensemble, les chiens et le taureau souffraient énormément.

De plus en plus de voix s’élevèrent contre ces combats. L’argument servi au public comme quoi le combat rendait la viande plus tendre avant l’abattage permit de repousser une éventuelle législation en la matière. Mais en 1835, le Parlement fut forcé de bannir ce sport et d’édicter une loi.

Le Pit Ratting était une autre activité autour de laquelle les paris florissaient. L’arène était une sorte d’enclos fermé de six pieds sur six, avec des murs en bois. Les chiens devaient tuer un maximum de rats en un temps donné. Divers types de chiens participaient à ce sport : des Terriers pour les plus petits et des Bulldogs pour les plus gros. Ainsi, il semblerait que le Pit Ratting ait contribué à l’apparition des Half and Half (moitié Terrier, moitié Bulldog) qui devinrent rapidement très populaires. Les races considérées comme la partie « Terrier » des Bull and Terrier sont le White English Terrier (race éteinte), ainsi que sont descendant, le Black and Tan Terrier, connu actuellement sons le nom de Manchester Terrier et le Fox Terrier. Il est probable que des terriers d’Écosse aient également participé à ce mélange, car le Pit Ratting était très populaire dans cette région notamment aux environs d’Aberdeen.

Les Origines:

Alors que les combats contre les taureaux disparaissaient peu à peu suite à la loi de 1835, les gens commencèrent à se tourner vers les combats entre chiens et portèrent leur choix sur le Bulldog. La sélection donna naissance à un Bulldog plus belliqueux envers les autres chiens, de plus petite taille et plus agile, afin d’être plus performant dans l’arène. Alors que le Bulldog était aimé pour sa puissance et son gameness, il manquait d’agilité et était trop grand. Ainsi, les croisements entre les Bulldogs et les Terriers commencèrent probablement à cette époque en Grande Bretagne. Ces croisement donnèrent naissance à des chiens connus sous les noms de Bull and Terrier, Half and Half et Pit Terrier. Les passionnés de combats sélectionnaient des chiens avec comme seul leitmotiv leur habilité au combat, tandis que le Bulldog original était toujours très populaire dans les fermes et continuait à être sélectionné pour les tâches qu’il avait l’habitude d’accomplir jusqu’ici. Les dogmen de l’époque ne recherchaient pas des chiens de pure race mais des chiens ayant des capacités au combat. C’est pourquoi les chiens étaient sélectionnés sur leur gameness et non sur leur pedigree.

A ce stade de l’histoire, il faut savoir qu’il existe deux écoles. La deuxième version, exposée notamment par Richard Stratton, pose la question de savoir pourquoi avoir dilué le sang du chien de combat parfait avec le sang des Terriers, dépourvus de gameness. L’argument classique est de dire que le sang de Terrier augmente l’agilité et diminue la taille. Cependant, le travail demandé aux Bulldogs nécessitait déjà de l’agilité et de l’habileté afin d’éviter les coups portés par le taureau. La taille et la physionomie des Bulldogs étant relativement hétérogènes, il n’aurait pas été très difficile de diminuer la taille des chiens pour qu’ils soient plus compatibles avec l’arène. En examinant certaines représentations artistiques de l’époque, on peut clairement s’apercevoir que les Bulldogs ne différaient que très peu de nos Pit Bulls actuels. C’est pourquoi, de l’avis de certains, le Pit Bull moderne est principalement issu des anciens Bulldogs. Ils attribuent la croyance populaire selon laquelle du sang de Terrier à été ajouté au Bulldog à un confusion avec l’histoire de l’English Bull Terrier, qui est une race totalement distincte mais dont le passé est extrêmement bien documenté.

Ces chiens de combat furent importés en Amérique par les immigrants britanniques et irlandais à la fin des années 1800 et utilisés de la même manière qu’ils l’étaient en Grande-Bretagne. Alors que le cheptel resté en Grande-Bretagne allait évoluer afin de devenir l’actuel Staffordshire Bull Terrier (reconnu en 1935 par le Kennel Club britannique), l’Amérique était le terrain rêvé pour le développement du chiens de combat ultime. Les Bull and Terrier commencèrent alors à être sélectionnés pour leur aptitude au combat, leur implacable bravoure, une résistance extrême à la douleur, leur flexibilité, la volonté inébranlable de combattre jusqu’à la fin et leur inégalable tendresse envers l’être humain. Si ce dernier trait de caractère était aussi important pour les dogmen de l’époque, c’est bien évidemment afin d’obtenir des chiens facilement manipulables alors même qu’ils étaient épuisés et surtout en train d’endurer des souffrances extrêmes dues aux blessures infligées lors des combats. Les chiens qui n’étaient pas aptes au combat ou qui montraient le moindre signe d’agressivité envers l’être humain étaient tués ou tout du moins écartés de la sélection. Bien qu’on ne saura probablement jamais avec une totale certitude quelles sont les races qui ont conduit à la création de l’American Pit Bull Terrier moderne, il convient encore une fois de rappeler que ces chiens ont toujours été sélectionnés sur leur tempérament et non sur leur apparence. Par le biais d’une sélection intensive sur les traits mentionnés plus haut, ces chiens sont les fondements de l’American Pit Bull Terrier, tel que nous le connaissons actuellement lorsqu’il est élevé et sélectionné comme il se doit.

A cette époque, les Pit Bulls étaient de taille bien plus petite que ceux que nous pouvons rencontrer de nos jours. En effet, leur poids excédait rarement 25 livres. De 1900 à 1975, on peut penser que la taille moyenne a légèrement augmenté. Cependant, c’est surtout depuis que le Pit Bull n’est plus utilisé comme chien de combat que sa taille a considérablement augmenté, notamment à cause d’éleveurs néophytes qui, dans les années 1980, ont profité de l’effet de mode suscité par le Pit Bull et répondu à une demande pour des chiens de plus en plus gros.

Alors que l’Amérique prospérait, le Pit Bull se développait. Comme le Bulldog, il était également utilisé pour la chasse, la garde de troupeaux, le weight pulling et simplement comme compagnon fidèle et loyal. Il était l’une des races les plus populaires, le chien chéri de l’Amérique, admiré, respecté et aimé.

Le Pit Bull se popularise:

En 1898, Chauncy Bennet créa le United Kennel Club (UKC). L’UKC, à l’époque où les combats étaient encore largement acceptés en tant que sport, s’occupait de l’enregistrement des chiens et de l’édition de règlements pour les combats. C’est ainsi que naquit l’American Pit Bull Terrier en tant que race proprement dite. Le but de l’UKC était d’enregistrer les chiens de compétition. Afin d’y pouvoir enregistrer son chien, il fallait qu’il ait gagné trois combats. Plus tard, alors que les combats furent déclarés illégaux, l’UKC devint un registre pour toutes les races, axé sur le travail et la performance. L’UKC est maintenant le deuxième plus grand registre aux USA, muni d’un règlement strict qui bannit toute personne rendue coupable de participer à des combats de chiens.

L’ADBA (American Dog Breeders Association) est l’autre registre qui fut créé spécifiquement pour le Pit Bull, en 1909. L’ADBA a été fondé par Guy McCord qui était un proche des pères fondateurs de la race. Les fondateurs de l’ADBA ont décidé de créer ce registre parce qu’ils pensaient que l’UKC ne faisait pas correctement son travail de préservation de la race. Son but, demeuré inchangé depuis la première heure, est d’enregistrer, de promouvoir et de préserver l’APBT original en tant que chien de type combat.

En 1936, afin de faire face à la demande, l’American Kennel Club (AKC) accepta d’enregistrer les Pit Bulls. Mais ils le furent sous le nom de Staffordshire Terrier afin de se distancier de l’univers des combats. Beaucoup de chiens furent enregistrés auprès des deux registres, l’UKC et l’AKC. Avant 1936, l’American Pit Bull Terrier et le Staffordshire Terrier étaient deux races identiques, mais dès cette date, les Staffordshire Terriers commencèrent à être sélectionnés sur des critères physiques (tête plus carrée, poitrine et joues plus larges) plutôt que sur leur tempérament. L’AKC finit par fermer son registre aux APBT en acceptant uniquement d’enregistrer des chiens dont les deux parents étaient enregistrés comme Staffordshire Terrier. Il fut néanmoins rouvert aux American Pit Bull Terriers pour une courte période durant les années 1970. En 1972, le nom de Staffordshire Terrier fut changé en American Staffordshire Terrier (Am’Staff). L’ADBA et l’UKC autorisent l’enregistrement des Am’Staffs, mais sous le nom d’American Pit Bull Terrier.
American Pit Bull Terrier

De nos jours, à cause notamment d’un patrimoine génétique plutôt faible, l’Am Staff s’est développé avec un phénotype relativement restreint. Alors que le phénotype de l’APBT varie plus fortement bien que la taille et les proportions soient restées relativement constantes. On verra rarement un chien de plus de 60 livres dans la cour d’un bon éleveur. Bien que l’Am Staff et l’APBT aient exactement les mêmes origines, force est de constater qu’ils diffèrent passablement aujourd’hui. Cette différence est due à l’existence de deux modes de sélection bien distincts : un sélection axée exclusivement sur le mental et le tempérament pour l’APBT et une sélection axée presque uniquement sur l’apparence physique pour l’Am Staff.

La Bête noir:

Entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 1980, le Pit Bull sombra quelque peu dans l’oubli du public. Dans les années 1980, le Pit Bull devint un chien à la mode. Ce fut à cette période qu’apparut toute une multitude d’éleveurs ne connaissant absolument rien à la race mais bien décidés à profiter de cet effet de mode. Bien évidemment, ce fut également durant cette période que les problèmes surgirent. Ces éleveurs n’adhéraient pas aux principes fondamentaux qui avaient guidé les passionnés de la race pendant près de 200 ans. Précisément, ces éleveurs commencèrent à produire en masse dans le seul but de gagner de l’argent. Pire encore, certains éleveurs sans scrupules se mirent à baser leur sélection sur un tempérament totalement opposé à celui qui avait toujours prévalu jusqu’à maintenant : il commencèrent à sélectionner des chiens pour leur agressivité envers l’être humain. En très peu de temps, certains individus se retrouvèrent à posséder et à élever des Pit Bulls agressifs envers l’être humain, sans aucune attention portée à la sélection. Ceci, additionné à la couverture médiatique de certains drames causés par ces chiens, donna naissance à une controverse qui perdure encore aujourd’hui.

Dans certains cantons suisses (notamment Genève), cette controverse a abouti à l’interdiction de la reproduction et de l’acquisition de Pit Bulls, ainsi que d’autres races considérées dangereuses.

Conclusion:
Malgré l’arrivée de ces éleveurs peu scrupuleux, on trouve encore aujourd’hui des éleveurs passionnés, avec une grande connaissance de la race et produisant des chiens avec le tempérament qu’on leur connaît depuis près de 200 ans. L’American Pit Bull Terrier, dans sa vaste majorité, reste un chien extrêmement gentil avec l’être humain et spécialement avec les enfants. L’American Canine Temperament Testing Association, qui s’occupe de tester le tempérament des chiens pour les concours, mentionne que 95 % des American Pit Bull Terriers ont passé le test, contre une moyenne de 77 % toutes races confondues. Le taux de réussite de l’American Pit Bull Terrier est le 4e plus élevé de toutes les races testées.

AMERICAN PIT BULL TERRIER 586 494 92 84.3% source : American Canine Temperament Testing Association

De nos jours, bien qu’encore utilisé illégalement ou légalement (dans certains pays) pour les combats, le Pit Bull est devenu, dans sa large majorité, un chien de compagnie ou de travail merveilleux. Ils sont utilisés comme chiens de police ou de l’armée, comme chiens de décombres et de secours ou comme chiens de troupeau. Ils sont présents dans différents types de compétitions comme l’agility, l’obéissance, le mordant sportif ou encore le ring français. Ils sont en fait l’une des races les plus polyvalentes qui existe.

Pit Bull Terrier est également une chanson d’Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra.

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